Notre société martiniquaise dresse un constat souvent très triste de la paternité et certains mots reviennent fréquemment : nos pères sont absents, lâches, fuyant toute responsabilité, portés sur les biens matériels « bel kay, gro loto, gro lajan ».

En dehors de ces clichés, être un bon père, c’est un tout un programme et cela s’apprend…

Saint-Joseph

Laissons-nous enseigner par Saint Joseph, cet homme juste et religieux, père nourricier de Jésus.

  • Il cherche à rester en contact avec Dieu.
    En apprenant à écouter avant tout la volonté de Dieu. Comme beaucoup de chrétiens, Saint Joseph était un laïc. Dans sa vie professionnelle, il exerçait le métier d’artisan, et malgré les problèmes matériels qui ne devaient pas manquer à son époque, il conservait une vie intérieure riche de Dieu.
  • Il respecte les qualités de son épouse et de son fils.
    Dans son rôle de père de famille, Joseph avait un profond respect de son épouse et de son fils. Il les savait choisis par Dieu pour une mission toute particulière et ne voulait en aucune façon s’imposer comme étant le chef. Oui, il est responsable de sa famille, mais dans la reconnaissance et le respect des qualités de chacun.
  • Il sait se rendre disponible.
    Il n’a pas hésité malgré la loi juive et ses aspirations humaines à prendre Marie chez lui, après l’annonce « pour le moins curieuse » de la naissance de Jésus. Il a accepté le choix de Dieu de faire de sa famille celle qui accueillerait le Messie. C’est un  don gratuit d’amour qui participe à la réalisation du projet de Dieu. Il est disponible à prendre part à ce projet divin.
  • Il respecte ses devoirs de père.
    Saint Joseph a accueilli Jésus dans sa famille, en lui donnant un nom, la subsistance, l’éducation, le métier et la condition sociale, et en ne négligeant rien de ses devoirs de père. Sans être le père géniteur, il est celui qui porte son enfant dans son cœur en lui offrant tous les éléments nécessaires à son développement comme une bonne éducation par exemple.
  • Il est prudent et réfléchi.
    Pendant l’épisode de la fuite en Egypte relaté dans l’Evangile selon Saint Matthieu (2;13-28), l’Ange du Seigneur confie à Joseph la mission de protéger sa famille. Dieu lui fait confiance et Joseph, dans sa foi, se laisse guider par Lui.

Et comme l’a rappelé le pape François, lors de l’homélie de la messe d’inauguration de son pontificat, prononcée le 19 mars 2013 en la fête de Saint Joseph : « le fait de prendre soin, de garder, demande bonté, demande d’être vécu avec tendresse. Dans les Évangiles, saint Joseph apparaît comme un homme fort, courageux, travailleur, mais dans son âme émerge une grande tendresse, qui n’est pas la vertu du faible, mais au contraire, dénote une force d’âme et une capacité d’attention, de compassion, de vraie ouverture à l’autre, d’amour. Nous ne devons pas avoir peur de la bonté, de la tendresse ! »

Chers papas, n’ayez pas peur d’être tendres et d’assumer votre paternité. Dieu vous fait confiance.

Saint Joseph dans le calendrier de l’Eglise
La fête de Saint Joseph, époux de Marie, est célébrée le 19 mars par l’Eglise qui vénère particulièrement le patron que le Seigneur a établi sur toute sa famille.

Mais elle consacre aussi chaque 1er mai à la fête de Saint Joseph artisan. Le travailleur de Nazareth, charpentier de son état, est le modèle et le protecteur des travailleurs chrétiens qui le vénèrent en ce jour où, dans de nombreux pays du monde, on célèbre la fête du travail.

Et pour les aficionados des neuvaines, on peut en réciter une avec foi et amour (bien sûr) particulièrement du 11 au 19 mars.

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